L’activiste Nathalie Yamb a réagi suite à l’interdiction d’atterrissage sur le sol malien de Kémi Seba par les autorités maliennes. La suisso-camerounaise s’indigne contre la décision prise par le gouvernement malien à l’encontre du leader de l’ONG Urgences Panafricanistes Kemi Seba.

 Alors qu’il avait annoncé à la veille, son arrivée à Bamako ce mercredi 8 janvier 2020, Kemi Seba a été interdit d’embarquement à l’aéroport de Cotonou ce jour. Ce, en raison des instructions qui auraient été données par le gouvernement malien interdisant l’entrée sur son sol à l’activiste franco-béninois Kemi Seba. Informée de cette situation, Nathalie Yamb a réagit via les réseaux sociaux cet-après midi.

Elle s’indigne contre la mesure prise par les autorités maliennes à l’encontre de Kemi Seba:  »Je trouve absolument inadmissible qu’un gouvernement africain refuse – par soumission ou adoration pour la France – l’entrée de son territoire à un Africain, comme Ibrahim Boubakar Keïta, président du Mali, vient de le faire avec Kemi Seba », a ainsi lancé Nathalie Yamb.

Quid de la libre circulation des personnes dans l’espace Cedeao?

S’interrogeant sur la libre circulation des personnes dans l’espace CEDEAO, la suisso-camerounaise a tiré à boulet rouge sur les dirigeants africains qui prennent des décisions malveillantes contre les activistes qui mènent une lutte contre le franc cfa et la colonisation française en Afrique: « Quand ils ne nous expulsent pas, ils nous refusent l’entrée. L’important pour eux, c’est de laisser entrer l’armée française, Macron, Bouygues et Bolloré… Pour eux, ils vont jusqu’à mettre le tapis rouge et s’aplatir… ».

« Je vais ester en justice contre mon expulsion irrégulière de CI, j’espère que Kemi en fera autant quant à cette entrave flagrante à la liberté de circulation dans l’espace communautaire. Courage, petit frère. La lutte continue. L’histoire nous donnera raison », a-t-elle conclu.

Casimir Vodjo

Source: beninwebtv