Le projet de nouvelle Constitution qui pourrait ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé suscite toujours l'hostilité.

Ils auront marché toute la journée, au son du reggae, le long des 13km qui séparent le rond-point de la tannerie du stade du 28 septembre.

Depuis un mois et demi, et malgré l’emprisonnement de ces principaux leaders, le FNDC qui regroupe l’essentiel de l’opposition et de la société civile bat le pavé contre ce projet de référendum. Des manifestations qui ont déjà fait une vingtaine de morts selon l’opposition. Mais cette fois, les organisateurs ont décidé de se conformer à l’itinéraire autorisé par les autorités et la marche s’est déroulée sans incident.

C’est un cortège plus élastique et moins dense que les fois précédentes, mais composé de militants toujours aussi déterminés. « Je ne suis pas fatiguée. Chaque fois que le FNDC lance un appel, je sortirai. C'est le système qu'il faut déraciné pour qu'on ait une nouvelle Guinée. » ; « La seule voix de recours, de protestation, d'expression de notre mécontentement ce sont les manifestations, on n'a pas d'autres voies de recours. »

Aucun incident signalé sur le parcours, notamment grâce au service d’ordre qui maintient la distance entre forces de sécurité, et manifestants.

Pendant ce temps les opérations de recensement se poursuivent en vu des législatives, prévues pour février 2020. « Ils veulent distraire les gens avec les élections, on ne sera laissera pas distraire. C'est un droit citoyen, je vais voter. Mais c'est une diversion car il a violé le calendrier ; depuis longtemps il devait organiser des élections législatives. Il n'a pas fini d'installer les conseils de quartiers. On est vigilants. »

Lors d’une tournée en Guinée forestière puis en Haute Guinée, qui a pris des airs de campagne électorale la semaine dernière, le président de la République Alpha Condé a exhorté les nouveaux électeurs à se faire recenser.

Source : RFI