Les autorités françaises ont ordonné la rénovation de l’établissement d’accueil jugé « insalubre » et « peu commode ». Après leur expulsion, ces migrants maliens de la rue « Baara » crient leur colère. Le gouvernement malien dit être « à pied d’œuvre » pour venir à leur secours. Toutefois, les associations de Maliens de France dénoncent « l’inaction » des autorités maliennes face à la situation.

La majeure partie des ces personnes est constituée de jeunes, parmi lesquels des mineurs de 16 et 17 ans. Tout a commencé ce Mardi, 22 octobre 2019. Quand des individus mandatés par les autorités communales de Montreuil sont venus procéder à l'expulsion de certains occupants du foyer « Baara » pour des travaux de « rénovation ». Cette opération qui coïncide avec l’hiver, a créé le désespoir, l’indignation et la colère chez les expulsés du foyer, y compris ceux qui ont été épargnés dans l’opération.
Dans un communiqué, les autorités maliennes rassurent. Elles disent « suivre de prés » l’évolution de la situation. Selon elles, des mesures urgentes sont prises, en collaboration avec les autorités françaises, pour « recaser les personnes expulsées ». Selon des sources, certaines ont été relogés, mais des centaines autres restent sans abri.
Pourtant les responsables des associations de Maliens de l’extérieur, regrettent « le manque de réactivité des autorités maliennes dans la résolution de cette crise ».
« Je n'ai pas connaissance d'une aide apportée par les représentants de l’État malien à ces individus », dénonce Anzoumane Sissoko, porte-parole de la Coordination parisienne des « Sans-papiers ». Ces associations se disent « indignées » par cette situation, qu'elle qualifie « d'injuste ».
Rappelons que le foyer « Baara » de Montreuil est l’un des plus grands établissements d’accueil des migrants, notamment maliens qui arrivent en France.
A Paris des ressortissants maliens se mobilisent pour apporter de l’aide aux compatriotes expulsés dans cette opération. Certains ont pu se reloger, d’autres ont bénéficié de couvertures pour supporter le froid. Des manifestations sont prévues en soutien aux personnes expulsées.

Source : Studio Tamani