AU MALI

Ouvertes lundi dernier au ministère du Travail et de la fonction publique, les négociations entre le gouvernement et l’UNTM ont été suspendues hier mardi 22 janvier 2019 à cause des divergences sur certains points, dont l’Établissement de l’égalité des âges de départ à la retraite dans la fonction publique, et le secteur privé. Cela, à partir de Janvier 2018.

Même si le principe semble être acquis en ce qui est de ce point précis entre les deux parties, il nous revient que les modalités de son application divisent. Alors que le gouvernement propose l’année 2021 pour l’entrée en vigueur de ce point de revendication sur l’âge de départ à la retraite, l’UNTM, de son côté, exige une signature avec effet immédiat. Face à ce constat, les deux parties ont décidé de suspendre les travaux, histoire de permettre à chacun de rendre compte à qui de droit. Toutefois, les discussions doivent reprendre ce jeudi  23 janvier 2019.

Selon une source proche du dossier, cette attitude de l’UNTM sur ce point s’explique par le fait qu’il relève de l’ordre des acquis dans la mesure où le corps préfectoral bénéfice déjà de cette bonification de l’âge de départ à la retraite depuis le régime défunt du Président Amadou Toumani TOURE. C’est pourquoi l’UNTM a demandé son élargissement, sans délai, aux autres corps pour un traitement équitable de tous les travailleurs du Mali.

Conscient de la force que représente l’UNTM et surtout des dommages collatéraux d’une éventuelle grève de 5 jours, le chef du gouvernement a personnellement rencontré les syndicalistes le 16 janvier 2019 pour tenter de trouver une issue favorable au bras de fer. Mais, ces entrevues ne semblent rien donner pour l’instant.

Ainsi, lundi dernier, les négociations ont ouvert au tour des 12 points de revendication de l’UNTM. Il s’agit de : l’octroi d’une nouvelle grille indiciaire dans la fonction publique ; l’amélioration des grilles salariales appliquées dans le secteur privé conformément aux pourcentages obtenus dans la nouvelle grille des fonctionnaires ; l’établissement de l’égalité des âges de départ à la retraite dans la fonction publique, et le secteur privé, ce à partir de Janvier 2019.

En outre, l’UNTM dénonce la cherté de la vie et la violation de la liberté syndicale dans les secteurs public et privé. Toutefois, elle exige une assistance à la Société Malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD-SA) et l’établissement de passerelles fonction publique-collectivités vice-versa.

Il faut rappeler que la première grève de 72 h observée du 9 au 11 janvier 2019 avait complètement paralysé les services publics de l’État et ceux du secteur privé et avec une perte financière estimée à des dizaines de milliards de francs CFA.

C’est à la suite de cet arrêt de travail qu’un nouveau préavis de grève de 120 heures, allant du 11 au 15 février 2019, a été déposé le jeudi 17 janvier 2019 par la centrale syndicale sur la table du gouvernement. Les deux parties avaient ouvert les négociations le lundi 21 janvier 2019. Mais, ces concertations ont été pas finalement suspendues pour reprendre ce 23 janvier 2019.

Abdoulaye OUATTARA pour afrikinfos-mali.com

A la mi-décembre 2018, des écoles ont été victimes de vol d’argent et de matériels didactiques dans la ville de Sikasso. Des portes des directions et des salles informatiques desdites écoles ont été foncées à la recherche d’argent ou de biens matériels. Et cela, pratiquement dans chaque quartier de la ville.

L’année 2018 s’en est allée en laissant de mauvais souvenirs dans ville de Sikasso. En effet, la capitale du Kénédougou, précisément son milieu scolaire, a fait l’objet de cambriolage et de pillage à la veille des fêtes de fin d’année. Une dizaine de directions ont subi ce mauvais sort.

Selon nos sources, des brigands ont pillé plus de dix écoles en deux nuits seulement. Les écoles fondamentales de Mancourani A et B, Sanoubougou I, Kappel Kourou, Bougoula Hameaux, le groupe scolaire Mamadou Togo, l’école privée Bah Aminata et les écoles secondaires : le lycée Flabou Diallo, l’école professionnelle Binta Diaby pour ne citer que celles-ci ont toutes reçu la visite des voleurs.

Aux dires de nos sources, les voleurs ont emporté plus de 300 000 F CFA de la seule école fondamentale de Bougoula Hameau. Puis à l’école Binta Diaby, quelques ordinateurs de la salle informatique ont été transportés. Quant aux autres écoles, le montant reste inconnu. En tout cas, ils n’ont quitté aucune école les mains vides, précisent nos sources. Malgré que les victimes aient saisi la police et la gendarmerie depuis plus d’un mois maintenant, aucune piste, encore moins une arrestation, n’a été enregistrée. Toute chose que déplorent les victimes.

La situation de l’école malienne devient de plus en plus inquiétante au regard de tous les maux dont elle souffre, à savoir le nombre pléthorique des élèves dans les classes, le manque de personnel enseignant, les différentes grèves. Si les écoles doivent souffrir aussi de vols et saccages sans oublier la fermeture des centaines parmi elles, quel avenir réservent-elles à la génération future ? Que Dieu sauve le Mali !

Oumar SANOGO