Dans le souci de maintenir le climat de confiance et la transparence dans l’organisation et la tenue des concours d’entrée à la fonction publique de l’État et des collectivités territoriales au Mali, la ministre du Travail et de la Fonction Publique, Chargée des Relations avec les Institutions, Mme Diarra Racky Talla, a rencontré les hommes de médias ce 21 février 2019 au sein de son Département ministériel. L’objectif était de donner tous les détails nécessaires sur le déroulé dudit concours sur l’ensemble du territoire national.

Dans son discours luminaire, le chef du département de travail a donné les détails tant sur les besoins exprimés par les différents départements que les candidats admis dans les différents secteurs à l’issue des concours tenus les 01, 02 et 08, 09 décembre 2018 dans les centres de Bamako, Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti et Gao.

Selon Mme Diarra Racky Talla, les besoins exprimés par les départements ministériels s’élèvent globalement à 5630, dont 2042 cadres de la catégorie A, soit 36,27% des besoins exprimés;  1951 cadres de la catégorie B2, soit 34,66% des besoins exprimés; 741 cadres de la catégorie B1, soit 13,16% des besoins exprimés et 896 cadres de la catégorie C, soit 15,92% des besoins exprimés. Madame le ministre a également précisé que dans ces chiffres, sont inclus, les corps dont le recrutement ne relève pas du Centre National des concours de la fonction publique. Il s’agit là, pour Mme le ministre, des corps réservés à l’école nationale d’administration : 282, soit 5,01% ; 21 magistrats ; 78 enseignants et les contractuels.

Parlant des emplois à pouvoir par voie de concours direct de recrutement à la fonction publique de l’État au titre de l’exercice budgétaire 2018, Racky Talla a souligné qu’un quota est fixé par les arrêtés interministériels N°2018-2023/ MTFP-MEF-SG du 17 août 2018 qui s’élève à 930 couvrant les différents secteurs. « Ces concours ont concerné toutes les catégories (A, B2, B1, C) et presque tous les cadres de la fonction publique de l’État. Sur les 25 799 candidats inscrits, 23 529 dont 15 700 femmes, soit 60,86 et 103 en situation de handicap (0,40) ont pris part auxdits concours. A l’issue des épreuves, 770 candidats ont été déclarés définitivement admis parmi lesquels, 249 femmes (soit 32,34%) et 05 en situation de handicap (soit 0,65%). Aux 770 candidats admis, il faut ajouter 27 candidats dispensés des concours. Ce qui fera au total 797 candidats admis et 30 postes sont restés vacants dont 29 pour défaut de moyenne », a-t-elle précisé.

Un concours tenu dans la plus grande transparence!

Selon Madame le ministre du travail, malgré l’exigence du besoin dans les différentes filières et le taux de chômage qui s’accroît chaque jour, le concours d’entrée à la fonction publique  doit rester intact à ses règles d’or, c’est-à-dire : ‘’le mérite’’. « Le constat dans son ensemble a été satisfaisant. L’organisation a été du haut niveau, nous avons travaillé dans la rigueur et que seules les compétences ont prévalu. Le concours, c’est le concours, ce n’est pas un recrutement. Donc, ce sont les compétences et les talents qui ont été mis en avant. Car, elle est inscrite en droite ligne de la vision du président de la République qui est relative à la valorisation des ressources humaines de qualité », a-t-elle déclaré avant de faire savoir qu’avec l’avènement de la mondialisation, il n’y a plus de place pour les médiocres dans le monde de l’emploi.

Amadou Kodio, afrikinfos-mali.com