Mohamed Chérif Haidara, président  du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne  (CSDM)

Ancien membre du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), après avoir échoué à s’imposer dans cette faitière des maliens de la diaspora, à cause de son opportunisme et de son égo surdimensionné, il abandonna cette institution qui est l’émanation de la Conférence Nationale de 1992 pour œuvrer à écumer nos compatriotes basés à l’extérieur. Ne pouvant plus prospérer dans cette voie, il va créer une association dénommée « Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne » (CSDM) dans le but d’affaiblir le HCME. Mal lui a pris, car au lieu de s’affaiblir, le HCME ne s’est jamais porté mieux qu’aujourd’hui !

Sa supercherie de vouloir revendiquer coûte que coûte le même statut que le HCME (certainement pour mieux escroquer les maliens de la diaspora) ayant été comprise par les autorités, il ne manque plus aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur celles-ci, pensant pouvoir avoir, par chantage, ce qu’il n’a pu obtenir par la légalité, puisque ne jouissant d’aucune légitimité aux yeux des maliens de l’extérieur pour ce faire !

Ainsi le dimanche dernier, profitant du bombardement par erreur d’un centre de détention pour migrants africains en Libye, il se fend d’un communiqué dans lequel il fustige les plus hautes autorités maliennes et tout cela dans un discours populiste avec des propos mensongers, lesquelles seraient indifférentes au sort de nos compatriotes en difficulté dans ce pays, mais aussi en Mauritanie et en Algérie ! Il faut vraiment être trop prétentieux et être animé de mauvaise foi pour se permettre de tels propos, surtout quand on prétend agir pour et au compte des maliens de la diaspora !

Ainsi écrit-il : « Depuis quelques mois déjà, nos compatriotes en Mauritanie vivent une situation de « chasse à l’homme » ; situation contre laquelle le CSDM s’est indigné et n’a pas manqué de tenir informer l’autorité de tutelle de la Diaspora. N’ayant obtenu aucun retour et surtout aucun engagement à la hauteur de l’enjeu, à travers sa représentation locale, le CSDM a réussi à apaiser la crainte et l’angoisse de nos compatriotes dans ce pays frère, grâce à l’écoute attentive de ces autorités qui ont accordé aux détenteurs de la carte d’adhésion CSDM, une forme de respectabilité, les ayant temporairement épargnés du calvaire de la détention. Ce dont nous nous réjouissons et pour lequel nous sommes reconnaissants aux autorités publiques pour ce geste qui nous honore tous, car le CSDM est et restera, avant tout, une organisation malienne ».

Que d’affabulations fantasmagoriques de la part de Mohamed Chérif Haidara. D’abord, dire que l’autorité de tutelle ne s’est engagée en rien pour secourir les maliens de Mauritanie est faux. Chérif semble ignoré que ni la Mauritanie, ni le Mali n’est une association, mais tous deux des Etats souverains avec leurs lois et leurs règlements, agissant de concert au mieux des intérêts de leur peuple respectif. L’Etat du Mali s’est toujours impliqué pour que les ressortissants maliens en Mauritanie, comme partout d’ailleurs dans le monde, soient traités avec dignité. La seule différence un Etat et une association, c’est que un Etat agit par raison, et une association par passion !

Aussi faut-il disputer à Mohamed Chérif Haidara le fait de déclarer que le CSDM est une « organisation malienne », dès lors que cette association réduit les maliens de l’extérieur aux seuls détenteurs de la CSDM ! En effet, si la défense des intérêts des maliens de l’extérieur une vocation pour le CSDM, pourquoi Mohamed Chérif Haidara et ses sbires se sont juste contentés d’identifier les seuls détenteurs de la carte CSDM en Mauritanie pour les extraire des lieux de détention ?

Dans son acharnement contre l’Etat malien, l’homme va jusqu’à mentir pour ce qui concerne la situation des maliens en Libye. C’est vrai que les maliens comme les autres africains souffrent dans ce pays pris aux tenailles dans une guerre de légitimité entre un gouvernement transitoire et un gouvernement flottant. Toute chose qui rend les choses plus compliquées ! Mais la haine qui ronge Mohamed Chérif Haidara contre l’Etat malien, accusé à tort de favoriser le HCME, qui est une faîtière contrairement au CSDM qui est une association, ne lui permet pas de comprendre cela !

Aussi se fend-il : « Concernant la Lybie, la situation est beaucoup plus préoccupante et même insoutenable. Les populations noirs d’Afrique, dans leur globalité n’y ont aucun égard ; 120 d’entre elles ont été récemment arrêtées et égorgées comme des moutons sacrificiels, sans qu’intervienne aucune réaction publique à l’image de ce drame. Le CSDM en a été directement victime, à travers l’assassinat de son président de tripoli, notre camarade et frère Aliou N’DAOU (paix à son âme).

Cantonnées dans leurs demeures, les populations noires africaines de Lybie sont dans une frayeur inimaginable qui les isole en les conduisant dans une situation de semi-clandestinité pour échapper à la mort, avec leurs familles. Face à une telle situation gravissime, le silence assourdissant des autorités de la République devient incompréhensif. Surtout que, ce pays s’est illustré dans un passé très ressent, par un comportement abominable de « traite négrière » dans laquelle la vie d’un malien ne dépassait guère 200.000 de nos francs, prix auquel il est livré par des négriers des temps modernes ».

Mais ce type vit-il sous la terre ou quoi ? L’incident aérien intervenu dans le centre de détention des migrants africains en Libye a fait plutôt une quarantaine de morts, contrairement à ce qu’affirme Chérif Haidara dans ses railleries. Par ailleurs, sur ce registre, le Président du CSDM semble vivre dans les éthers pour ignorer (ou omettre par dessein) le fait que les autorités maliennes ont rapatrié, il y a juste moins d’une dizaine de jours, 150 maliens de la Libye, portant du coup, en l’espace d’un mois, près de 300 maliens rapatriés de ce pays, et cela grâce à une action combinée avec les autorités transitoires en place !

L’affirmation selon laquelle les autorités maliennes ne font rien pour nos compatriotes en détresse, fruit de l’imagination de Mohamed Chérif Haidara, se voit non seulement encore une fois réduite au néant, rien que les fantasmes d’un homme aux abois pour avoir échoué à prendre le contrôle du HCME, mais aussi quelque chose de très grave et de nature à mettre en danger la vie de nos compatriotes basés dans ces pays concernés ! En effet, de tels propos pourraient vexer les autorités de ces pays qui fournissent beaucoup d’efforts, de concert avec leurs homologues maliennes pour la protection ou le rapatriement des maliens en détresse dans leurs pays ! 

Et il semblerait que depuis le 13 juillet, plus une minute ne passe, sans que les responsables du CSDM ne soient assaillis d’appels téléphoniques et de messages vocaux de nos compatriotes vivants en Algérie et gravement atteint dans leur être, par l’aggravation de leur situation sécuritaire. Et 60 d’entre eux auraient été dans la foulée arrêtés et conduits manu militari dans un camp de gendarmerie d’Alger situé dans le quartier DEL IBRAHIM et sans aucun effet personnel, ni même leurs ressources financières durement acquises restées à leur domicile.

Alors question : par quelle magie des gens arrêtés et conduits manu-militari, sans effets personnels, ont-ils fait pour « assaillir » les responsables du CSDM d’appels téléphoniques et de messages vocaux ? Comme on le voit, Mohamed Chérif Haidara intente plutôt un faux procès à l’Etat, nourrit par une haine viscérale contre les plus hautes autorités, particulièrement contre le ministre des Maliens de l’Extérieur ! Il pousse le ridicule jusqu’à vouloir nier à ce dernier le droit de voyager hors du Mali… pour les devoirs de la patrie !

Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, dit-on ! Alors pourquoi Mohamed Chérif Haidara, si tant qu’il jouisse de la sympathie et du soutien des maliens de l’extérieur comme il le prétend, ne se bat pas plutôt pour prendre la présidence du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), la faîtière des maliens de la diaspora déclinant d’une volonté populaire exprimée à la Conférence Nationale de 1992, au lieu de se perdre en conjectures dans un combat de personne ?  

Correspondance particulière