« Il y a un fort risque d'atrocités qui plane sur les régions du Centre du Mali ». C'est du moins ce qu'a affirmé le secrétaire général des Nations Unis, Antonio Guterres. Il l'a fait savoir dans un rapport publié cette semaine. La publication de ce document intervient seulement quelques jours avant le renouvellement du mandat de la Minusma.

Dans ce rapport, le patron de l’ONU se dit « consterné et inquiet » par la situation sécuritaire au centre du Mali. Selon Antonio Guterres, il y a une montée des violences dans cette partie du pays. Et « si ces inquiétudes ne sont pas prises en compte, il y a un fort risque d'escalade qui pourrait aboutir à la commission d'atrocités », explique-t-il dans ce document.

Face à la dégradation de la situation, Antonio Guterres appelle le gouvernement à « plus d'actions contre les groupes extrémistes ». En plus de cela, le secrétaire général des Nations Unies voudrait que la force onusienne au Mali soit renforcée dans le Centre du Mali par 280 casques bleus.

Toujours selon ce rapport, 650 autres casques bleus au nord pourraient être transférés dans les régions du Centre du pays. Ils devraient quitter un camp de la Minusma au Nord qui va être désormais géré par les forces de sécurité et de défense maliennes.

Ce rapport est publié quelques jours avant le renouvellement du mandat de la Minusma. D'ailleurs sur ce point, Guterres plaide dans le document pour que son effectif ne soit pas réduit comme le souhaite les États Unis d’Amérique.

Ce document intervient aussi quelques jours après que la milice Dan An Amba Sagou ait affirmé des patrouilles de la sécurisation du centre. Selon elle, l'objectif est de permettre aux agriculteurs de cultiver.

Rappelons que le dernier rapport de la Minusma sur le Centre fait état de plus 400 civils tués de janvier à mars 2019.

Selon certains observateurs, ce rapport du secrétaire général des Nations unies a pour but de faire pression en vue du renouvellement du mandat de la Minusma.Selon eux, ce document vise aussi à convaincre le Conseil de sécurité à ne pas réduire l'effectif des casques bleus au Mali. Pour Mamadou Diouara, chercheur, il faut émettre des réserves quant à l’efficacité de la Minusma dans le pays.

Source Studio Tamani