Une délégation du Conseil régional d’Ile-de-France, conduite par sa Présidente, Mme Valérie PECRESSE, a séjournée les 11 et 12 avril 2019 au Mali.  Cette visite de Mme PECRESSE vise la relance des rapports de coopération décentralisée avec les collectivités maliennes, en particulier avec la Région de Kayes qui compte un nombre importants de ressortissants en Île-de-France.

Ce jeudi après-midi, cette délégation a rencontré les responsables de la Coordination des Associations de Développement des Cercles de la Région de Kayes en France (CADERKAF) ainsi que ceux de la Coordination des Associations de Développement des Cercles de la Région de Kayes à Bamako (CADERKA), dans la salle de conférence du Haut conseil des collectivités territoriales à Bamako.

Au cours de cette journée de travail, il a essentiellement été question de redynamiser cette coopération exemplaire de co-développement des territoires qui a connu des moments tumultueux ces dernières années. Ainsi, au cours des échanges elles ont passées à revue les domaines de coopération possible. Il s’agit notamment dans le domaine des changements climatiques, l’agriculture, la culturelle, formation professionnelle, les unités industrielles, etc. Aussi, les deux parties ont profité de l’occasion pour faire le point des projets de coopération entre Kayes et l’Ile-de-Franceinitié depuis 2002, date de la signature de la première Convention de coopération.

L’ancienne ministre française, Mme PECRESSE a souligné que son ambition est d’apporter l’expertise de sa région au développement de la région Kayes qui entretient des relations très uniques avec l’Ile de France. Elle s’est convaincu que le destin du Mali et la France sont lié par un même destin. De son avis, cette communauté de la diaspora keynésienne constitue une force très puissante, car elle forme un réseau de solidarité très important en France. Aussi, elle regorge des leaders dans un certain nombre de domaines en Ile de France. «Cette diaspora a envie de s’intéresser à l’avenir du Mali, à son développement, à sa stabilité», a-t-elle justifiée.

Pour ce faire, les associations de la diaspora en collaboration avec le gouvernement du Mali ainsi que les autorités régionales de Kayes vont identifier un certain nombre de projets susceptibles d’être financés par sa région au Mali. Déjà, a-t-elle expliqué, pas mal de projets de formation professionnelle ont été identités. Selon elle, sa région a une longue expérience de la formation et l’accompagnement des jeunes migrants qui arrivent sur le territoire. Il s’agit d’organiser cette formation de manière cohérente de façon à faire des propositions de retour qui soient cohérentes avec les opportunités d’affaires au Mali en rapport avec les sociétés françaises ou maliennes qui ont aussi besoin de talents sur place.

En synergie avec les franco-maliens chercheurs ou universitaires, il s’agira aussi de venir au Mali avec des formateurs. Car, a-t-elle fait savoir, il y a ici au Mali des centres de formation qui attendent des formateurs. C’est pourquoi, elle envisage des partenariats entre les centres de formations en France et au Mali. «Nous avons des filières agricoles très forte, notamment le maraichage ; des centres de formations très fortes, des lycées agricoles très puissantes. La région agricole classée 1ère productrice de fromage en France ; 2è productrice de céréales, grande productrice de sucre», a-t-elle dit.

En outre, en marge de la nuit du Mali qui se déroulera en septembre à Paris, Mme Pécresse souhaiterait organiser à Paris, une conférence sur l’entrepreneuriat au Mali et un salon sur l’investissement dans notre pays.

L’idée, c’est de faire venir toute la diaspora et les amis franciliens du Mali et voir comment on peut lancer des projets. «Je ne suis pas venue pour juste faire une déclaration d’amour au Mali, mais je suis vraiment venue pour concrétiser, et donner des preuves d’amour. L’idée, c’est d’avoir une convention très concrète, avec des projets très concrets à réaliser qu’on s’engagerait à réaliser ensemble», a-t-elle conclu.

Dans les interventions, les responsables de la CADERKAF et de la CADERKA, ont tenu à remercier Mme PECRESSE à cette visite qui constitue pour eux une marque de solidarité avéré entre les territoires. En fin, ils ont invité la visiteuse à s’investir pour l’opérationnalisation de l’aéroport international de Kayes qui a promis de prendre rapidement contact avec les autorités française dans ce sens. Il s’agit de faire en sorte qu’une ligne de vol direct Air-France soit ouverte entre Kayes et Paris.

A. O / Afrikinfos-Mali