Les Forces armées du Burkina Faso et du Mali sont en patrouille commune depuis deux semaines dans les localités de Dinangourou et Dioungani dans la forêt de Gakou à la frontière entre les deux pays. Au cours de cette opération, une trentaine d’éléments des Groupes armés terroristes ont été neutralisés et des suspects appréhendés ont été conduits au Burkina

Kapidgou, c’est le nom de cette opération antiterroriste. Elle est conduite par une Unité des Forces armées maliennes en coordination avec des militaires Burkinabès dans une forêt au sud de Koro près de la frontière avec le Burkina Faso.
Dans un communiqué ce 11 avril, les FAMa affirment avoir effectué la reconnaissance par le feu avant de ratisser avec les Burkinabè dans la zone. Le bilan est de « 24 éléments des Groupes Armés Terroristes (GAT) neutralisés, cinq suspects appréhendés, tous conduits au Burkina, et une dizaine d'armes récupérées ».

Cette offensive est différente de l'opération « Tièsaba/Bourgou 1 », au cours de laquelle les militaires maliens et la force française Barkhane avaient tué « 15 présumés jihadistes » le 7 avril près de la frontière Burkinabè.
La Minusma, la mission des Nations Unies au Mali a aussi une Unité dans la zone. Elle est arrivée sur place au lendemain du massacre de plus de 160 civils à Ogossagou.

Le centre du Mali frontalier avec le Burkina est une zone en proie à l’insécurité. Selon des sources militaires, la multiplication de ces différentes forces vise donc à renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Au même moment, la jeunesse des associations du Centre du pays Tabitaal Pulaku et Djina Dogon demandent plus de sécurité. Selon elles, « l’absence de l’État pose un sérieux problème dans le centre du pays ». Des déclarations faites aujourd’hui 13 avril à Bamako au cours d’un point de presse.

Studio Tamani