Après la visite des diplomates de l’Organisation des Nations Unies (ONU) au Mali et les attaques perpétrées au centre de notre pays dont la dernière a fait plus de 160 morts à Ogossagou dans le cercle de Bankass, une réunion ministérielle du Conseil de Sécurité de l’ONU s’est tenue  le 28 mars 2019 à New York.

Il s’agissait, au cours de cette rencontre importante, de faire un point d’étape sur la stabilité au Mali et surtout sur la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation. Cela, six mois après la réélection du président Ibrahim Boubacar Kéïta. Ainsi, si Paris et Moscou estiment qu'une dynamique positive est en cours pour la mise en œuvre de cet Accord, les États-Unis, menacent de leur côté de revoir la configuration de la force de l'ONU dans le pays.

Selon le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, des progrès ont été accomplis au Mali dans la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation. Après avoir estimé que ces progrès doivent être inscrits dans la durée, Jean-Yves Le Drian a demandé aux autorités maliennes de s’engager sur une nouvelle feuille de route sans quoi Paris pourrait demander de nouvelles sanctions.

Mais, Washington est resté catégorique. « Nous sommes déçus face à l’absence de progrès significatifs », a martelé le sous-secrétaire d'État de l’Amérique aux Affaires politiques, David Hale. Toutefois, il demande au Secrétaire de l’ONU,  Antonio Guterres,  de faire des recommandations pour adapter significativement le mandat de la Minusma aux réalités du Mali. « Le moment est venu de voir si une opération de maintien de la paix est bien le meilleur moyen de régler la situation au nord du Mali », s’est interrogé David Hale. Il faut rappeler que le mandat de la Minusma arrive à termes et doit être renouvelé au mois de juin prochain.

Ousmane BALLO

Source : Ziré-Hebdo