Au cours d’une conférence de presse tenue le samedi 14 mars 2020 à la Maison de la Presse, le président de la  Coordination du mouvement «ATEM», Sidi Ongoïba, qualifie la situation sécuritaire au centre de très alarmante après la levée de certains check-points à la demande du Premier ministre, Boubou Cissé.

« Nous nous inquiétons beaucoup de la spirale de violence au pays dogon après la levée de certains check-points par le gouvernement et laissant la population à elle-même... »,regrette le président de la  Coordination du mouvement «ATEM», Sidi Ongoïba.

Ainsi, il porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que la situation sécuritaire et humanitaire s'est beaucoup plus détériorée dans le centre du pays, particulièrement dans les cercles de Douentza, Bandiagara, Bankass et Koro. Aux dires de Sidi Ongoïba, le niveau de sécurité a atteint une proportion alarmante avec pour conséquence une situation humanitaire désastreuse.

Selon lui, le retrait des forces armées de sécurité  du Mali d'une vingtaine de localités du centre et la levée des check-points ont occasionné de multiples attaques et la destruction de plusieurs villages avec plus d’une centaine de pertes en vies humaines. « Nous déplorons le système judiciaire de notre pays, car lors de ces attaques, les bétails enlevés par les assaillants se retrouvent sur le marché parfois même à Bamako, sans que les auteurs ne s’inquiètent de rien... »,précise-t-il.

Quant à Augustin Témé, personne ressource de la région de Mopti, il estime que les populations du centre regrettent l’inaction des autorités maliennes, de la Minusma, des organisations de défense des droits de l’Homme et des forces étrangères présentes au Mali pour le règlement de cette crise que connait le pays depuis 2012.

O D

Source : Ziré