D’après nos sources (rescapés), au cours du combat intensif qui a duré environ trois heures de temps, le capitaine Harouna Sangaré, Commandant du Poste, aurait demandé tout en exigeant ses éléments blessés et non blessés de fuir, laissant leurs positions avant de crier : « Je vais mourir ici, car je ne bougerai pas d’un centimètre. Quand vous arrivez à vous échapper, allez-y dire à la hiérarchie que j’ai refusé de fuir face aux terroristes. »

Face à ces propos de détresse venant d’un brave Commandant, quatorze (14) éléments seraient revenus le secourir en lui annonçant : « Mon Capitaine, si vous ne partez pas, nous nous n’irons pas non plus... » C’est ainsi que le capitaine Harouna Sangaré aurait été tué avec ses quatorze (14) braves éléments par les jihadistes.

Sorti major de sa promotion au cours du capitaine communément appelé « Cours du Diplôme d’Etat Major de la Gendarmerie (DEMG)», il y a à peine cinq (5) mois, le capitaine Harouna Sangaré venait d’être affecté à la brigade du pôle économique et financier de Bamako comme chef d’unité d’enquêtes. Un gendarme enquêteur chevronné s’en est allé. Ça lui restait juste deux mois à Sokolo pour rejoindre son nouveau poste à Bamako dont la note de prise de service était dans le circuit pour signature.

Le capitaine Harouna Sangaré était un brave homme. Il est aujourd’hui cité par ses éléments rescapés comme un homme d’une valeur militaire émérite. Il a été enterré aux côtés des autres éléments tombés au cours de cette attaque le même jour (dimanche 26 janvier 2020).

 

O.D

Source: Ziré