Selon le Collectif des jeunes du pays Dogon (CAJPD), la MINUSMA s’est inscrite dans une communication sélective sur les drames qui surviennent au pays Dogon dans le centre du pays.

Boukary O. Guindo, l’un des responsables dudit collectif, affirme qu'il  y a de cela un peu plus d'une semaine, onze civils appartenant à la communauté dogon ont été tués le même jour dans trois villages différents (Lema, D'ar Salam et Mandé kanda) dans le cercle de Bankass. « Ni la MINUSMA, ni les médias occidentaux n'ont daigné en parler pour des raisons que eux seuls connaissent », a-t-il déclaré.

Toutefois, le collectif ajoute qu’à la suite de l’attaque de Sinda, un village situé dans le cercle de Bankass, la MINUSMA a déployé de gros moyens afin d'investiguer sur le drame en annonçant par la suite : « Au moins quatorze civils ont été tués dans la nuit de mercredi au jeudi 16 janvier 2020 dans un village peul du centre du Mali.» Un rapport de la Division des droits de l’homme et de la protection de l’ONU affirme aussi : « Quatorze personnes ont été tuées, deux blessées, plusieurs cases incendiées au cours d’une attaque contre le village de Sinda, près de Douentza, dans la région de Mopti.»

Face à cette situation, Boukary O. Guindo livre ses inquiétudes en ces termes : « Il faut dire sans ambages que ces agissements compliquent davantage la situation entre les communautés au centre du pays et créent des frustrations de part et d'autre. » Toutefois, le Collectif rappelle que lors de la visite du ministre Housseyni Amion Guindo au pays Dogon, il y a seulement deux semaines,  la MINUSMA a promis de revoir son mode opératoire sur le terrain afin de réduire le degré de mécontentement de la population à son encontre.

Amadou Basso

Source : Zire