Placée sous la haute présidence de la ministre de la Culture, Mme N'Diaye Ramatoulaye Diallo, la 5ème édition du festival culturel dogon dénommé ‘’Ogobagna’’ a  été lancée ce lundi 27 janvier 2020 à la place du cinquantenaire sur les berges du fleuve Niger et se poursuivra jusqu'au 02 février 2020. Un lancement au cours duquel, Mamadou Togo, président de l'Association Ginna Dogon a, une fois de plus, appuyé sur la sonnette d'alarme face à la gestion sécuritaire du Mali.

Au-delà du caractère festif, le festival culturel Ogabagna est un espace d'échanges, de rapprochement entre les différentes ethnies du Mali. C’est aussi un lieu de brassage culturel et de contact direct entre la communauté dogon, des hommes de culture et les plus hautes autorités du pays pour une meilleure préservation des valeurs culturelles du pays.

A cette occasion, le président de Ginna Dogon, Mamadou Togo, a lancé un message fort, un message qui interpelle le peuple malien tout entier. «Je voudrais profiter de cette belle occasion qui m’est offerte pour vous dire que nous sommes endeuillés. Le peuple dogon est meurtri, meurtri de quatre ans de barbarie, d'incompréhension et de trahison. Au-delà, c'est le Mali tout entier qui est sérieusement éprouvé. Le Mali est tombé assez bas. Nous sommes tombés très bas sans le vouloir. Huit ans d'agression, huit ans de questionnement, huit ans de désespoir, c'est donc trop. Il faut faire quelque chose »,a-t-il déclaré.

La ministre de la Culture, pour sa part, a salué l'événement qu'elle a apprécié à sa juste valeur, avant de souligner : «Peuple Dogon, en relevant le défi d'organiser cette cinquième édition dans des conditions extrêmement difficiles, vous contribuez à cet effort de cohésion sociale, car Ogobagna, au-delà d'une semaine de festivité et de divertissement, est un chantier de réconciliation entre les peuples du Mali. »

Avec comme thème : ‘’Les valeurs sociales, culturelles et économiques de la cotonnade au pays dogon’’, cette 5èmeédition du festival Ogobagna a un programme assez riche. Il s’agit, entre autres, d'expositions d’arts, de conférences débats, de concerts en live, de danses de masques dogon, de soirées culturelles et de la lutte traditionnelle, entre autres.

 Amadou Basso

Source : Ziré