Lors d'une conférence de presse tenue le 28 mars 2019 à la Bourse du Travail, l'initiative zéro violence a dressé une liste de solution pour une sortie de crise rapide au Mali. Au cours de cette rencontre, le  Porte-parole  de ladite organisation, Mamadou Sidibé, a exprime sa déception face à l’inertie de la société civile devant la situation actuelle du pays.

Deux sujets étaient à l'ordre du jour de la conférence de presse. D'abord les récents massacres survenus au centre du pays (Dioura et Ogossagou) faisant plus de 200 morts (militaires et civils), et le second sujet a concerné la situation de l'école malienne. Si l'initiative zéro violence propose la reconstruction du Camp de Dioura et le village d'Ogossagou sur le premier cas, elle préconise des mesures exceptionnelles quant à la situation socio-économique qui paralyse bon nombre de secteur, notamment  l'école.

« Au regard de la situation économique critique du pays et en absence de concession des syndicalistes, que faudra-t-il faire? C'est à cet exercice que l'initiative zéro violence s'est adonnée et voici notre sortie de crise: que le Président de la république renonce à 2,5% de son budget de fonctionnement; que les députés et ministres renoncent à la moitié de leurs salaires tout au long de la crise; que les fonds de souveraineté alloués à la Primature, à l'Assemblée nationale soient revus à la baisse; que le financement des partis politiques soient suspendus jusqu'à la stabilisation économique définitive », a déclaré Mamadou Sidibé, Porte-parole de l'initiative Zéro Violence.

Interrogé sur l’engagement de la société civile dans la recherche de solution à cette crise, Mamadou Sidibé à déclaré : «je préférerais ne même pas en parler, très sincèrement. La société civile malienne me fait honte et je me pose encore la question de savoir pourquoi nous sommes comme ça ? »

Amadou Kodio / Afrikinfos-Mali