Le travail d'un journaliste nécessite beaucoup de précautions, notamment pour sa sécurité et surtout quand il s'agit de l'investigation. La question a donc été  mise à table par l'Association des Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL-Mali) les 23 et 24 décembre 2019 afin de mieux outiller ses membres sur les pistes susceptibles de les protéger dans l'exercice de leur métier.

 Durant ces deux jours, le facilitateur, David Dembélé, membre du Consortium International du Journalisme d'Investigation, a partagé avec une vingtaine de journalistes, les concepts liés à la sécurité physique et digitale des hommes de médias. Selon lui, le journaliste doit être le premier à se soucier de sa sécurité, cela malgré le code de déontologie qui recommande sa protection dans l'exercice de sa fonction. 

Ensuite, l’expert a recommandé quelques comportements à adopter par le journaliste pour sa propre sécurité. «Le journaliste doit-être irréprochable dans le fond de son travail ; le respect de l'éthique et la déontologie s'impose, mais aussi l'équilibre et l'impartialité dans le traitement d'informations »,a-t-il précisé.

S’agissant toujours de la sécurité physique, le facilitateur a partagé avec les participants, les structures de défense et de protection des journalistes, à savoir : Reporters Sans Frontières (RSF) ou le Comité de Protection des Journalistes (CPJ).

En ce qui concerne la sécurité digitale, David Dembélé n'a pas manqué de recette pour les participants. Ainsi, il a partagé avec les participants les outils les mieux sécurisés. Selon lui, il n'y a pas de dispositif sécuritaire garanti à 100%, mais il faut l'accompagner avec des nouvelles techniques personnalisées. « Aucun expert au monde ne peut donner un dispositif sécuritaire garanti à 100%, mais il faut savoir s'y faire avec. Je le répète, vous êtes le premier garant de votre propre sécurité », insiste-t-il. 

Quant au président de APPEL-Mali, Modibo Fofana, il a souligné :« Pendant deux jours, vous vous êtes  familiarisés avec les concepts de la sécurité du journaliste à travers votre excellent formateur qui préfère d'être appelé le facilitateur par modestie.»

Chez les participants, la confiance en soi monte d'un cran. « Sincèrement, je remercie APPEL-Mali pour tout ce qu'il a fait pour nous. Avec cette formation, j'ai découvert beaucoup de choses sur comment me comporter pour mieux préserver ma sécurité. Au-delà, moi, je suis juriste de formation, donc les 80% de ce que je sais en matière de journalisme, je le dois à APPEL-Mali »,a témoigné Amadou Kanato, l’un des participants.

Amadou Kodio/Afrikinfos-Mali