A Bamako, ce 26 mars 2019, les forces de l’ordre ont dispersé des manifestants qui réclamaient la fin de la grève des enseignants et la reprise des cours juste après les congés du deuxième trimestre.

Profitant de la date symbolique de la journée des martyrs (26 mars), un collectif appelé ‘’Collectif des amazones du Mali’’, majoritairement composé des femmes, a organisé une marche pacifique ce mardi 26 mars 2019 afin de réclamer la fin de la grève des enseignants et la réouverture des classes juste après les congés du deuxième trimestre.

Cette marche autorisée qui devait partir de l'hôtel Elfarouk à la Bourse du Travail en passant par la devanture de l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP), a été stoppée dispersée par les policiers. D’abord, les forces de l’ordre ont arraché les banderoles et les placards des manifestants devant l'ENSUP, avant de les empêcher d’accéder au monument de l'indépendance. Objectif de cette marche était également d’attirer l’attention du Président de la république lors de son passage pour le dépôt de gerbes de fleurs à la mémoire des martyrs.

« Nous sommes là aujourd'hui pour dire que nos enfants n'ont pas leurs places dans les rues et demander à ce qu’ils retournent dans les classes, parce que c'est un droit constitutionnel pour eux.», a déclaré Mme Diakité Kadia Fofana, avant d’exprimer tout son regret face à l'intervention des forces de l'ordre pour disperser les manifestants. « Le sens de responsabilité voudrait que ces agents enlèvent leurs tenues et nous accompagnent dans cette lutte. Car, ceux-là qui nous empêchent aujourd'hui de manifester ont également leurs enfants qui sont privés du même droit à l'éducation », a-t-elle ajouté.  Interrogée sur la date choisie pour cette marche, Mme Diakité répond: « C'est un jour symbolique avec plein de sens. Voilà pourquoi nous l’avons choisie.»

Le collectif ne s'avoue tout de même pas vaincu et entend continuer sa lutte dans les jours à venir.

Amadou Kodio / Afrikinfos-Mali