Les assises pour le Dialogue National Inclusif vont débuter demain 14 décembre à Bamako. Après les phase communes et cercles, place aux débats de fond au niveau national. Pour les autorités, ce dialogue national vise à favoriser une « décrispation de la crise sociopolitique et sécuritaire » que traverse le pays. Entre les réserves et les inquiétudes des uns, et le pessimisme des autres, ces assises s’ouvrent dans un contexte de fortes tensions entre l’opposition et la majorité d’une part, et entre les syndicats et le gouvernement d’autre part. La Commission d’organisation se veut optimiste.

Pour la cérémonie d’ouverture de ces assises, « plus de 3 mille personnes sont attendues demain matin 14 décembre », nous explique Cheick Sidi Diarra, président de la Commission d’organisation du Dialogue National Inclusif.

En visite au Palais de la culture, qui doit abriter les travaux, M. Diarra a affirmé que « tout est fin prêt » pour recevoir les participants. Selon lui, la distribution des badges et des cartes est effectué à 98%. « Les scènes et autres équipements sont déjà installés », ajoute-t-il.

La cérémonie d’ouverture de ces assises sera placée sous la présidence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. Après cette étape, place aux travaux de fond. Les plénières vont se tenir le lendemain dimanche 15 décembre 2019 au Centre international de conférence de Bamako. Les discussions proprement dites vont durer une semaine. Et la cérémonie de clôture est prévue le 22 décembre au Palais de la culture.

Les assises de Bamako interviennent dans un contexte marqué par la crise au plan sécuritaire, mais également politique et social. Selon les autorités, elles devraient favoriser le dialogue politique et social entre les Maliens pour une sortie de crise durable.

La CMA, qui avait suspendu sa participation à ce processus de dialogue, prendra part aux assises de demain. C’est ce qu’affirme son porte-parole Moussa Ag Attaher. La décision a été prise à l’issue d’une rencontre avec le gouvernement. Selon les responsables de la CMA « un compromis a été obtenu sur les points de divergences ».

 L'opposition, quant à elle, reste sur sa position et compter boycotter ces assises. Selon elle, la participation à ce dialogue national est une « trahison contre le peuple ».

L'opposition regrette que ses propositions précédentes n'aient pas été prises en compte. A cela s'ajoutent la problématique de la révision de la constitution et de l'application de l'Accord pour la paix et la réconciliation.

Source: Studio Tamani