Depuis l’interpellation de Me Hassan Barry, le 22 novembre 2019 par la direction générale de la Sécurité d’Etat (DGSE), pour une possible complicité avec deux présumés terroristes arrêtés le 21 novembre 2019 à Bamako, le barreau malien, ainsi que le Bureau Pénal International crient à la violation de loi. 

Dans tous les pays du monde, les services secrets  de l’Etat ou la Sécurité d’Etat bénéficient toujours des mesures exceptionnelles dans l’exercice de leurs missions et le Mali ne fera pas l’exception. Parlant d’interpellation de Me Hassan Barry, il revient à préciser qu’il n’a pas été arrêté parce qu’il est avocat ou peulh ou alors ressortant du centre. Mais, il a été interpellé en tant que Malien tout court et pour des besoins d’enquêtes sur des faits pouvant porter atteinte à la sécurité du pays. Donc, il s’agit de la vie de la nation.

La position de l’Ordre des avocats du Mali qui pense que le procureur général, le président de la Chambre d’accusation ou alors le bâtonnier devrait être avisé avant toute procédure d’écoute ou d’interrogation de leur confrère, Me Hassan Barry, n’est de tout même obligatoire que lorsqu’il s’agit d’une procédure judiciaire.

La direction générale de la Sécurité d’Etat n’étant pas un pouvoir ou un service judiciaire, travaille toujours en conformité avec les textes qui la régissent. Il faut aussi préciser qu’il s’agit là d’une affaire liée au terrorisme qu’il ne faut jamais prendre à la légère. Me Hassan Barry n’est certainement qu’une piste et si les enquêtes et les interrogations prouvent son innocence, il pourra vaguer à ses préoccupations sans s’inquiéter. C’est d’ailleurs cette option qui semble être adoptée depuis le lundi soir. Puisqu’il a été relaxé par la Sécurité d’Etat. Mais selon plusieurs sources proches du dossier, c’était juste une phase interrogatoire et les enquêtes vont se poursuivre. C’est dire que l’affaire n’est pas totalement close.

Ce qui est évident, c’est qu’en matière de lutte contre le terrorisme, les services de renseignements se doivent d'être efficaces, rapides et décisifs. Parce que toutes ces mesures ne peuvent avoir un autre but que de maintenir la quiétude et la sécurité dans le pays. Enfin, les avocats et autres soutiens à Me Hassan Barry doivent se rappeler que l’état d’urgence est toujours en vigueur au Mali. Une mesure qui doit s’appliquer sur tout le monde sans exception. Donc, l’interpellation de Me Barry serait difficilement une dérive comme ils le pensent. L’essentiel ici est de faire en sorte que l’affaire suive la procédure normale et que la vérité soit établie à la fin.

Ousmane Ballo

Source : Ziré