Le Mouvement des Volontaires Pour le Mali (MVPM) a rencontré les hommes de médias le 21 novembre 2019 à la faculté de Droit privé de Bamako. L’objectif était de les informer et les sensibiliser sur le respect du principe de la présomption d’innocence au Mali.

La conférence qui portait sur ‘’Le présumé innocent face aux medias’’, était animée par le professeur Sériba Dako, doyen de la faculté de Droit privé de Bamako (FDPRI) ; Yacouba Dolo, président du Mouvement des Volontaires Pour le Mali (MVPM) ; Mohamed Dramane Traoré, représentant du ministre de la Justice, de Droits de l’Homme, Garde des Sceaux et Aly Cola Koita, professeur  de Droit.

En somme, c’est pour  le respect du droit des personnes et un changement de mentalité de l’opinion nationale que l’association du Mouvement des Volontaires Pour le Mali a organisé cette conférence afin d’apporter sa contribution à la reconstruction d’un Etat de droit pour une meilleure  compréhension de l’opinion collective sur la présomption d’innocence.

 Ainsi, Ali Cola précise que le choix du thème n’est pas fortuit. « Dans la conscience collective au Mali, les gens ignorent la signification du terme présomption d’innocence parce qu’il faut faire savoir qu’être poursuivi, ne signifie pas forcément être coupable et ceci part d’un principe directeur prévu par les textes nationaux et internationaux », a-t-il déclaré 

Par ailleurs, dit-t-il, le principe de présomption d’innocence est inscrite dans notre Constitution du 25 février 1992 qui dispose dans son article 9 que « toute personne poursuivie est présumée innocente jusqu'à ce qu’une juridiction statue et la rende coupable », a-t-il ajouté  

Dans le même ordre d’idée le président du MVPM, Yacouba Dolo souligne : « La présomption d’innocence est un principe fondamental de notre système judiciaire s'imposant tant aux juges, aux journalistes ainsi qu’à tout citoyen à la recherche de la vérité. Ils ne doivent en aucun cas porter atteinte à la dignité de la personne humaine, car celle-ci est sacrée comme le stipule l’article premier de notre constitution », a-t-il souligné

Pour Mohamed Dramane Traoré, cette conférence vient à point nommé.  Déjà, avance-t-il, le thème choisi est d’un intérêt crucial étant donné qu’aujourd’hui il  y a une dynamique enclenchée pour la lutte contre la corruption qui a permis des interpellations, des arrestations et souvent même des détensions provisoires. « Cela ne veut pas dire que ces personnes mises sous mandat de dépôt sont coupables ou fautives des faits qui leur sont  reprochés », a-t-il précisé

Fatoumata Dicko Diako

Source : Ziré