Conforment aux arrêtés interministériels en date du 18 septembre 2019 qui ont fixé les emplois à pourvoir par voie de concours directs de recrutement dans la Fonction Publique de l'Etat au titre de l'exercice budgétaire 2019, les épreuves se dérouleront le 30 novembre 2019, les 1er, 7, 8 et 21 décembre 2019 dans les centres régionaux de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti,  Gao et dans le District de Bamako.

 Les préparatifs de ce concours étaient, ce jeudi 21 novembre 2019, au cœur des échanges entre le ministre du Dialogue Social, du Travail et de la Fonction Publique, Oumar Hamadoun DICKO, et les hommes de médias dans la salle de conférence de son département.

D’entrée de jeu, le ministre DICKO a indiqué que le recrutement dans la Fonction publique de l'Etat a pour objet de pourvoir aux vacances d'emplois dans les services publics. La limitation du nombre d'emplois à pourvoir, a-t-il expliqué, pousse le département à recourir aux concours comme moyen de sélection des candidats au recrutement. Ainsi, dit-il, le concours permet de donner une égale chance à tous les candidats en application du principe de l'égalité devant les emplois publics et de choisir autant que possible les meilleurs en vue de relever le niveau qualitatif du personnel de l'Administration.

De son exposé, il ressort que c’est les besoins exprimés par les départements ministériels qui donnent non seulement le nombre d'emplois à pourvoir, mais aussi la catégorie et le profil d'agents à recruter. Cette année ces besoins se sont élevés à 7646 et repartis comme suit : 2633 cadres de la catégorie A ; 2488 cadres de la catégorie B2 ; 1698 cadres de la catégorie B 1et 827 cadres de la catégorie C.

Conformément à la loi des finances 2019, une enveloppe de 2 300 00 000 de FCFA a été prévue au titre des besoins nouveaux en personnel fonctionnaire. Les emplois à pourvoir par voie de concours direct de recrutement dans la Fonction Publique de l'Etat au titre de l'exercice budgétaire 2019 s'élèvent à 884 emplois, soit 130 nouveaux agents pour le secteur de la santé, 169 nouveaux agents pour le secteur de l'Education, 585 nouveaux agents pour les autres secteurs de l'Administration Publique.

Malgré ces efforts consentis par le gouvernement, les effectifs à recruter sont nettement inférieurs aux besoins exprimés par les départements ministériels.

Les concours directs de recrutement dans la Fonction publique d'Etat de cette année ont été ouverts par le communiqué du ministère en charge de la fonction publique en date du 20 septembre 2019.

Ils concernent tous les cadres de la fonction publique d’Etat dans le corps de l’administration générale, arts et Culture, agriculture et génie rural, eaux et forêts, élevage, industrie et mines, constructions civiles, informatique, services économiques, jeunesse et sports, douanes, information et audiovisuel, statistique, impôt et santé.

Il faut rappeler que toute formation ne débouche pas nécessairement sur un emploi dans l'Administration publique ; comme ce fut par le cas par le passé.

A la clôture du dépôt de dossiers de candidatures le jeudi 24 octobre 2019, au total 29 514 candidatures ont été enregistrées dont 21 541 candidatures à Bamako ; 1 066 candidatures à Kayes ; 2 815 candidatures à Sikasso ; 2 078 candidatures à Ségou ; 1 259 candidatures à Mopti ; 755 candidatures à Gao.

Selon les responsables en charge de cette question, l’organisation de ce concours passe par les étapes suivantes : la détermination des emplois à pourvoir ; l'organisation des concours ; lanomination par arrêté des candidats retenus. «Ce principe doit constituer une garantie d'équité et d'efficacité conciliant les intérêts de l'Etat et ceux des candidats. Mais, il implique aussi quetoute formation ne débouche pas nécessairement sur un emploi dans l'administrationcomme ce fut le cas par le passé», a-expliqué le Chef du département.

Rappelons que le recrutement dans la Fonction Publique d'Etat est régi par les dispositions de la Loi N° 02-053 du 16 décembre 2002, modifié, portant Statut Général des Fonctionnaires et de ses textes d'application.

Abdoulaye OUATTARA/ Afrikinfos-mali