La deuxième édition du Forum sur la paix s'est ouvert ce mardi à Paris. Une trentaine de chefs d'états dont une dizaine de dirigeants africains participent à cette rencontre. Le Président Ibrahim Boubacar Kéita, ainsi que certains de ses homologues du Sahel sont présents à ce forum qui devrait aborder la situation au Sahel.

Selon les organisateurs, quelque 6000 participants sont présents à à ce forum sur la paix. A l'initiative du Président français Emmanuel Macron, la rencontre a pour objectif de défendre le multilatéralisme et d'évoquer les grandes questions de gouvernance mondiale. La paix et la sécurité, le développement, l'éducation y seront abordées. Une dizaine de dirigeants venus du continent dont le tchadien Idriss Déby, le Camerounais Paul Biya, le Congolais Félix Tshisékédi, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, entre autres ont fait le déplacement.

Cette 2e édition du Forum de Paris sur la paix intervient dans un contexte marqué par la recrudescence de l'insécurité dans le Sahel. Il y a quelques jours, la France a annoncé le lancement d'une nouvelle opération anti-terroriste dans la région. L'opération sera menée par des forces spéciales européennes aux frontières Mali-Niger-Burkina, selon la ministre française des armées.

Le sujet pourrait dominer les discussions entre le Président IBK et son homologue français. A la veille de l'ouverture du Forum, ce lundi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Gutteres a déclaré que le monde était confronté à des défis majeurs. Il s'agit de la fracture économique, géostratégique et le risque d’un monde divisé en deux, la fracture de la solidarité. Et face à cette situation, la seule solution préconisée par le secrétaire général de l'ONU est la coopération.

Afin de lutter contre les groupes terroristes dans le Sahel, la France a annoncé une nouvelle opération anti-terroriste dans la région. Mais à Sévaré dans la région de Mopti, cette annonce n'est pas accueillie avec ferveur par la population. Celle-ci estime qu'elle sera “une opération de plus”. Pour certains habitants, il faut plutôt focaliser les efforts sur l'opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel.

Source: Studio Tamani