Le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne en Guinée Conakry (CSDM-Guinée), Moussa DIAKITE, a animée, le 4 novembre 2019, une conférence de presse à Bamako. L’objectif de cette rencontre avec les hommes de média était, dit-il, de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin sur des faits graves que sa famille et lui-même traversent.  Depuis quelques jours, a-t-il fait savoir, sa famille fait l’objet de menace de la part de Mohamed Chérif HAÏDARA, qu’il qualifie de président ‘’autoproclamé’’ du CSDM-Mali. De ses propos, il ressort également que M. HAÏDARA commence aujourd’hui à être ‘’un danger pour la diaspora malienne’’.

Au cours des échanges, Moussa DIAKITE est revenu sur le différend qui l’oppose à Mohamed Chérif HAIDARA, président national du CSDM. De sa version des faits, il ressort que le président du CSDM, en marge de sa visite en Guinée à l’occasion de la phase du Dialogue National Inclusif (DNI), le président HAIDARA a fait une descente inopinée dans son domicile dans l’intention de l’agresser. Or, il s’est trouvé qu’il était ici au Mali, à Kayes. Sur place, il n’a trouvé que sa fille de 11 ans qui était seule à la maison. M. HAIDARA a obligé la fillette à lui dire où se trouve son père, tout en ajoutant qu’il était venu pour lui ‘’casser la gueule’’.

«J’ai souhaité vous prendre à témoin sur des faits graves que ma famille et moi-même traversons depuis quelques jours. C’est que ma famille fait l’objet de menace de la part de Mohamed Chérif HAÏDARA, le président autoproclamé du CSDM-Mali. En effet, j’ai été appelé par Mohamed Chérif HAÏDARA le jeudi 24 octobre 2019 quand j’étais à Kayes. Il m’a demandé : ‘’Moussa DIAKITE, où est-ce que tu te trouves présentement ?’’. Je lui ai répondu que j’étais au Mali, précisément à Kayes. Je me suis approché de ma maman, il m’a appelé sur vidéo WhatsApp, ma maman lui a dit bonjour. Il a répondu et a coupé. Le lendemain 25 octobre, HAÏDARA me rappelle vers 18 heures pour me dire qu’il est chez-moi, à mon domicile, à Conakry (Guinée). Il n’a pas trouvé ma femme sur place, il a trouvé ma petite fille de 11 ans.  Il me dit : ‘’ Je suis en face de ta fille’’. Il a demandé à ma fille si Moussa DIAKITE était là ? Ma fille lui répond en ces termes : ‘’Non, mon père est à Kayes, au Mali’’. Il a insisté, avant de dire à ma fille : ‘’Va dire à ton père de sortir, je suis venu pour lui casser la gueule’’. Ma fille a pris peur. Immédiatement, elle a sorti son téléphone pour appeler sa maman qui était sortie pour les funérailles d’un proche. Elle a passé le téléphone à HAÏDARA lui-même qui a parlé avec ma femme. Mais, ils ne se sont pas compris et elle a finalement raccroché. Quand elle est revenue à la maison, sa fille lui a fait le compte-rendu. Immédiatement, elle a appelé HAÏDARA qui lui a dit que moi je suis là à Conakry et que je me cache pour ne pas le rencontrer. Mais, que lui, il s’est déplacé pour venir me trouver chez moi pour me casser la gueule.

En effet, il y a eu un problème au sein du CSDM à Paris entre Baïdy DRAME, qui est le président, et quelques dissidents du bureau. Ces dissidents avaient fait un communiqué soi-disant qu’ils ont suspendu Baïdy DRAME et que ce dernier n’est plus le président du CSDM France. Tout le monde sait ce qui se passe entre Baïdy, HAÏDARA et moi Moussa DIAKITE.

Immédiatement, comme je suis le président du CSDM Guinée, j’ai fait un communiqué pour apporter mon soutien à Baïdy DRAME. Pour dire qu’il a été injustement exclu du bureau et qu’un bureau ne peut pas exclure son président qui est élu par une Assemblée générale. Parce qu’il faut respecter les statuts et le Règlement intérieur. Le président du CSDM Suisse, Arouna COULIBALY, a fait la même chose que moi. Notre prise de position n’a pas plu à HAÏDARA. Il a voulu se réconcilier tout de suite avec moi, parce qu’il sait que c’est un problème qu’il a posé et qu’il ne peut pas trouver la solution. Maintenant, il me demande de rectifier les posts que j’ai faits sur Facebook pour soutenir Baïdy. Je lui ai répondu que je n’étais pas à Conakry et que je suis actuellement en vacances au Mali. Et c’est comme ça qu’il n’a pas pu supporter, il s’est déplacé jusqu’a chez moi. M. HAÏDARA, aujourd’hui, commence à être un danger pour la diaspora malienne. Ça, je vous le dis. Parce que HAÏDARA n’épargne personne. Quand il ouvre la bouche, c’est pour insulter les autorités maliennes, les ministres, les Ambassadeurs et même souvent le président de la République. Et souvent, il fait des déclarations qui peuvent même mettre les Maliens de l’Extérieur en danger. On le sait en Mauritanie, en Lybie, en Angola, en Algérie, il est allé jusqu’à dire qu’il est prêt à traduire ces pays-là devant la CPI. Ce sont des choses qui peuvent coûter cher à nos compatriotes qui résident dans ces pays. Moi, personnellement, je suis prêt, si je rentre à Conakry, de porter plainte contre lui pour des menaces proférées à l’encontre de ma famille et de moi-même. Mais avant de rentrer à Conakry, j’ai tenu à faire cette conférence de presse pour informer l’opinion nationale et internationale que HAIDARA m’a menacé et a menacé ma famille et que cela dépasse même le cadre associatif. Il est rentré dans ma vie privée et je crois qu’un leader associatif, qui œuvre pour le respect et le bonheur des Maliens de l’Extérieur, ne doit pas se comporter de la sorte. Je dirai encore que depuis l’avènement de HAIDARA, il n’a posé aucun acte concret au bénéfice des Maliens de l’Extérieur. Son seul acte, c’est vraiment les paroles incendiaires vis-à-vis des autorités maliennes et celles des pays d’accueil. On se pose la question de savoir si HAIDARA n’est pas un activiste ou un opposant politique ou même un leader associatif. Nous-mêmes, qui sommes avec lui, nous nous posons cette question. HAIDARA est-il un activiste ou un leader politique? Nous, Maliens de l’Extérieur, notre solution, c’est quoi ? Elle doit être d'avoir des leaders qui sont avec nous, que ce soit le Haut conseil ou le CSDM. L’essentiel, c’est qu’ils œuvrent auprès des autorités maliennes pour trouver des solutions idoines aux problèmes qui se posent à nous dans les pays d’accueil. Et si un leader se permet d’insulter ou, comme on le dit, cherche à créer des troubles dans ces pays, c’est grave. Voilà aujourd’hui ce que je voudrais vous dire à propos de HAIDARA, de moi et du CSDM de la Guinée Conakry dont je suis le président. », a-t-il témoigné.

Joints au téléphone par nos soins, le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM), Mohamed Chérif HAÏDARA, a balayé du revers de la main toutes les accusations portées contre lui par M. Diakité.  A son tour, il a accusé Moussa DIAKITE d’être manipulé par le président déchu du CSDM-France, M. Baïdy DRAME, qui en veut à sa personne après son limogeage.

Certes, Mohamed Chérif HAÏDARA a reconnu s’être rendu chez M. DIAKITE en Guinée, mais, dit-il, c’était dans l’intention de faire une mise au point. Il a nié avoir menacé, de quelque manière que ce soit, la famille de M. DIAKITE.

De ses explications, il ressort que M. DIAKITE n’est plus membre du CSDM depuis novembre 2017. Aussi, son mentor, Baïdy DRAME, fait face à un procès en France pour avoir utilisé le logo du CSDMF à des fins personnelles. A en croire M. HAÏDARA, ces personnes, Moussa DIAKITE et Baïdy DRAME sont dans une entreprise de déstabilisation du CSDM au profit de Haut conseil. 

A.O

Source : Ziré