Clément Dembélé 

La plateforme de lutte contre la Corruption et le Chômage des jeunes (PCC) dirigé par le professeur Clément Dembélé a tenu un meeting d’information le 26 octobre 2019 à la Place du Cinquantenaire de Bamako. Lors de cette manifestation, les membres de la PCC ont réaffirmé leur engagement à mener une lutte farouche contre la corruption et jusqu'au bout. Dans la loge officielle avec ses camarades de lutte, le professeur Clément Dembélé a invité le peuple malien à un autre vendredi noir qu'il prétend organiser dans un futur proche.

La délinquance financière, l'inégalité dans l'accès aux services sociaux de base, la corruption dans le secteur de la défense et de la justice, le professeur n'a occulté aucun détail quant aux lacunes de la gouvernance actuelle du pays. Une gouvernance qu'il qualifie ‘’de vieille génération de bourgeoisie’’. Selon le président de la plateforme, le meeting ce 26 octobre 2019 a un double objectif à savoir : démontrer la continuation du mouvement de lutte contre la corruption et appeler à un mouvement populaire.

« La grande ligne droite  du meeting d'aujourd'hui s'inscrit dans la logique de la continuation de notre mouvement. Vous savez, ce mouvement entre à partir de maintenant dans sa deuxième phase. La première phase était la phase de montrer aux Maliens qu'il est possible de mener la lutte contre la corruption et de rappeler aux autorités que nous ne sommes plus à l'âge d'or de l'impunité. La deuxième phase consistera à faire le mouvement populaire, les grands moments populaires pour mettre la pression, pour mettre le maximum de force aux côtés du peuple. Pour résumer tout ça, le vrai corpus de classe, la vraie lutte de classe commence maintenant, c'est-à-dire à partir de ce meeting, nous allons mener le combat pour les pauvres, nous allons mener la bataille pour le peuple. Cette lutte qui consiste à démonter la bourgeoisie malienne, à détruire complètement l'aristocratie malienne qui a pris et qui continue de prendre en otage ce pays pendant plus de 40 ans. Dans cette nouvelle dynamique, on n'épargnera personne sur le chemin », a déclaré Clément Dembélé.

Aussi, le professeur va un peu plus loin en promettant un autre vendredi noir, semblable à celui de l'insurrection populaire de mars 1991 qui a vu et fait partir  le régime militaire dirigé, à l’époque, par Moussa Traoré. « A tous nos compagnons, nous vous demandons de vous préparer à un soulèvement populaire, car la PCC est en train de préparer un vendredi noir », a-t-il promis. 

Insistant sur les violences incessantes que le peuple malien continue de subir, Clément Dembélé estime qu'il est temps de protéger l’ensemble des citoyens du pays. Aussi, a-t-il demandé à l'armée malienne de prendre ces responsabilités. « S'il est vrai que vous vous êtes juré de mourir dans la défense de ce pays, ne laissez donc pas et ne laissez pas des individus incompétents le détruire. Nous avons déjà déploré tant de morts chez les militaires, donc il est temps qu'on nous dise la vérité », a-t-il déclaré.

Clément demande également aux autorités compétentes de revoir leur système de gouvernance, sinon, dit-il, quelqu'un d'autre le fera à leur place. Il demande enfin à la presse de défendre la vérité et de soutenir la justice pour une lutte au  grand profit du peuple malien.

Amadou Basso

Source: Ziré