Le Secrétaire général du HCUA, Algabass Ag Intalla

Les assises statutaires du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad seront bouclées aujourd’hui au rythme d’une course de chameaux, en présence d’invités de marque très attendues  comme les anciens ministres Ousmane Sy, Oumar Ibrahim Touré, Tièman Hubert Coulibaly,  entre autres figures de la scène politique malienne.

L’événement a ainsi drainé du beau monde vers l’Adrar des Ifoghas et précisément dans la ville Kidal avec un impressionnant ballet de personnalités en provenance essentiellement de la capitale malienne.

Par-delà les représentants de mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, on y dénombre des députés, des leaders politiques et chefs de tribu où sa fraction. Les délégations étrangères n’étaient pas en reste.

On note la présence très remarquée d’invités nigériens répondant au nom des autorités de ce pays voisin, dont le président, Mohamodou Issoufou, a profité de l’événement pour sceller une paix des braves avec les notabilités de Kidal, après ses déclarations tonitruantes sur leurs connexions avec les bandes djihadistes et la nécessité d’aider Bamako à mettre définitivement la main sur une ville qu’il considère comme sanctuaire de terroristes.

En définitive, c’est impressionnante brochettes de convives qui ont pris part, Samedi, à l’ouverture des travaux où le Secrétaire général du HCUA, Algabass Ag Intalla, s’est illustré par adresse tonitruante sur la problématique de Kidal, la mise en œuvre de l’Accord, ainsi que le parcours et le devenir du mouvement.

Le dernier point cité a été au cœur du labeur abattu par les délégués qui ont tiré les enseignements du chemin parcouru et planché surtout les voies de redynamisation des structures.

Quant à la problématique de problématique, elle a inspiré au fondateur et maître incontestable du Hcua un sévère réquisitoire contre l’Etat central tenu pour responsable de la spirale de violence qui traverse l’Azawad de l’indépendance à nos jours.

Le Hcua se veut par conséquent porteur des aspirations légitimes des populations au mieux-être, après une existence faite de brimade, d’exclusion

, de marginalisation et d’exactions, de violations de droits, a laissé entendre Ag Intalla, en plaidant pour la libre administration de l’Azawad. Autant de réalités qui justifient les multiples rebellions soldées par moult accords n’ayant jamais connu une application satisfaisante. Il en est de même pour l’Accord issu du processus d’Alger qu’il présente comme un outil adéquat de stabilité et un facteur d’unité dans la diversité. “Il ne peut par conséquent être sujet à d’autres interprétations”, a prévenu le secrétaire général en martelant que l’Etat central a montré ses limites et insuffisances ainsi que son attachement à la rupture d’avec l’ancienne formule d’armée que le pays avait connu. Et dire que cette perception prend de contrepied les suggestions du Koulouba de profiter du Dialogue inclusif pour procéder à des retouches dudit accord.

A KEITA

Source: Le Témoin