Définir la culture n'est pas une sinécure. Et pour cause ! La définition de ce mot change en fonction de notre positionnement social. En effet, pour le philosophe, la culture, c'est ce qui est différent de la nature; pour le sociologue, c'est ce qui rapproche les communautés; pour le politicien, la culture, c'est le folklore qui peut aider à maintenir son équilibre au perchoir. On peut cependant définir aussi la culture comme l'ensemble des valeurs qui constituent le fondement de notre société, que nous pouvons apprendre, transmettre et partager pour maintenir ou renforcer les équilibres sociaux et enrichir le monde. Mais la culture, c'est aussi l'ensemble des résultats de nos aptitudes créatives et expressives, par le moyen des arts et des productions littéraires.

Ainsi, dans chaque pays du monde des regroupements d'hommes et de femmes sont toujours en action pour, chacun à son niveau, soit mettre en évidence les  valeurs culturelles locales via les créations artistiques, soit valider les créateurs et leurs œuvres ou partager des compétences et des connaissances avec d'autres membres de la société. Malheureusement, ces grandes et belles initiatives restent, généralement, dans les limites des zones de production ou d'expression. A cause, bien souvent, du manque de traits d'union entre les regroupements dû à l'individualisme, au manque de courage ou à la peur de s'assumer.

Mais ce n'est pas le plus dramatique. Dans nombre de pays, des associations estampillées culturelles sont, en réalité, des appendices de formations politiques, si elles ne choisissent pas, délibérément, de se faire financer par un gourou politique, quitte à mettre leurs brillantes intelligences artistiques au service d'un honteux militantisme politique. Parce que, justement, la gloire de certains politiciens se mesurent à la somme des cerveaux de la culture, tous genres confondus, qu'ils placent sous leurs coupoles. Une situation qui ne va pas sans créer des fractures profondes dans le monde culturel qui, finalement, devient le reflet du monde politique, avec ses ''anti'' et ses ''pro''. (À suivre)

MINGA S. Siddick

Source: Ziré