Jerry Matthews Matjila, Président du Conseil de sécurité de l’ONU,

Le 9 octobre 2019, dans une déclaration à la presse sur le Mali, le président du Conseil de sécurité de l’ONU, Jerry Matthews Matjila, a estimé que les attaques visant des soldats de la paix pouvaient constituer des crimes de guerre au regard du droit international.

Dans cette déclaration, le Conseil de Sécurité s’est dit préoccupé par la dégradation des conditions de sécurité dans le centre du pays. « Il s’est félicité des mesures d’action renforcées prises par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour faire face à la situation, tout en sachant qu’il incombe au premier chef aux autorités maliennes d’agir à cet égard.  Il a salué les efforts déployés par les autorités maliennes pour rétablir l’autorité de l’État dans les régions du centre du Mali et a encouragé la mise en œuvre des engagements pris », peut-on lire dans le document.

Il a également demandé au gouvernement d’ouvrir rapidement une enquête sur ces attaques et d’en traduire les auteurs en justice.  « Il a souligné que les attaques visant des soldats de la paix pouvaient constituer des crimes de guerre au regard du droit international », précise la déclaration. Aussi, le Conseil a réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales.  « Les responsables devaient être amenés à répondre de leurs actes » ajoute le document où le patron de Conseil de Sécurité a aussi « exhorté tous les États à coopérer activement avec toutes les autorités compétentes à cet égard, conformément aux obligations que leur imposaient le droit international et les résolutions qu’il avait adoptées sur la question ».

Dans la même déclaration, le Conseil est ferme : « Tous les actes de terrorisme étaient des crimes injustifiables, quels qu’en soient les motivations et les auteurs et indépendamment de l’endroit et du moment où ils étaient perpétrés.  Il a rappelé que tous les États devaient combattre par tous les moyens, dans le respect de la Charte des Nations Unies et des autres obligations découlant du droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces que les actes de terrorisme faisaient peser sur la paix et la sécurité internationales.»

Selon le Conseil de Sécurité de l’ONU, les mesures prises par la force conjointe du G5 Sahel pour lutter contre les activités des groupes terroristes et autres groupes criminels organisés contribueraient à sécuriser la région du Sahel.  Ainsi, il a encouragé ladite force à tirer parti au plus vite possible de l’appui logistique que lui offrait la MINUSMA en application des résolutions 2391 (2017) et 2480 (2019).

Ousmane BALLO

Source: Ziré