Après l’ultimatum lancé contre la présence du camp de la MINUSMA sur la zone de l'aéroport international Modibo Keïta le 14 juillet 2019, Mohamed SAMPANA s'insurge la présence de la force française (Barkhane) sur le sol malien. Au cours d’un point presse qu’il a animé le 12 octobre 2019 à la Maison de la presse, M. SAMPARA, a tout simplement prié toutes les forces étrangères de quitter le Mali au regard de leurs incapacités à ramener la paix et la sécurité au Mali, conformément à leurs mandats.

Cette sortie médiatique qui intervient au lendemain de l’attaque complexe contre les FAMa à Mondoro et Boulkessi, a été une occasion pour celui qui se présente comme un citoyen malien tout court (Mohamed SAMPANA) de dénoncer la présence de ces forces étrangères qu’il qualifie d’armées d’occupation.

Selon lui, la spirale de violence contre le Mali et ses populations doit s’arrêter et que le peuple Malien a les moyens de mettre fin à cette situation. Il s’est dit convaincu que personne ne peut mieux défendre le Mali que les Maliens eux-mêmes. Selon lui, la situation que vit notre pays doit pousser tout Malien à réfléchir sur les solutions à envisager pour sortir le Mali de cette crise. De son avis, notre pays ne dispose aujourd’hui plus d’aucun pouvoir militaire ou économique. Deux choses, dit-il, vitales pour un pays. Pour lui, la seule solution dont nous disposons aujourd’hui, c’est le peuple. «Ne laissons pas les ennemis nous affaiblir davantage», a-t-il souligné.

Pour M. SAMPANA, les forces étrangères, notamment la MINUSMA et Barkhane, ne sont pas là pour défendre le Mali, mais pour protéger leurs intérêts dans la situation géostratégique de notre pays. « En tout cas, depuis la présence des forces étrangères sur le sol malien, la situation sécuritaire ne fait que se dégrader, et les tueries autres crimes crapuleux font légions », a-t-il ajouté.

De ses enquêtes, il ressort qu’en 2012 la violence armée a fait plus de 538 morts dont au moins 115 civils. En 2013, plus de 883 morts dont 170 civils ; 2014 : au moins 370 morts dont 47 civils ; 2015 : plus de 428 morts dont 95 civils ; 2016 : plus de 320 morts dont 75 civils. Egalement en 2017, la situation s’est empiré avec plus 949 morts dont 251 civils suivi de, l’année la plus meurtrière (2018) avec plus de 1754 morts dont 883 civils. De 2018 à 2019, la situation est devenue pire, malgré la présence des forces étrangères sur notre territoire. De l’avis de SAMPANA, notre sécurité nous est primordiale et non négociable. «Je l’ai fait pour l’éveil de nos générations futures, car personne ne viendra changer en nous ce que nous devrons changer parmi nous», a-t-il déclaré.

Mohamed SAMPANA estime que le Mali demeure un Etat dépourvu de sa culture et envahi par des prédateurs occidentaux qui ne cesseront de nous appauvrir puis nous diviser pour mieux régner. Il est temps avance-t-il,  pour le peuple de se mobiliser contre ces forces qui profitent de notre situation de malheur.

De son analyse, il ressort que la situation au Mali est la conséquence logique de la mission meurtrière appelée-Printemps-Arabe» lancé par la France et ses alliés en 2011. «Aucune peur ne vaudra le Mali, je ne considère cet acte ni héroïque, ni de populisme, mais plutôt un ultimatum et noble combat en ma personne citoyenne et patriote comme Malien », a-t-il déclaré. Enfin, il a profité de l’occasion pour inviter tout Malien à s’accepter en guerre. Car, dit-il, nous sommes en guerre contre ceux qui nous ont envahis et affaiblis notre armée puis pillent nos richesses.

Abdoulaye OUATTARA / Afrikinfos-mali