L'information a été confirmée par l'armée malienne dans un communiqué publié ce mercredi. Ces 11 soldats faisaient partie de la soixantaine de militaires restés sans nouvelles après l’attaque perpétrée cette semaine contre leur base à Boulkessy et Mondoro, à la frontière avec le Burkina Faso. Selon l’État-major, ce retour a été possible grâce à l'opération de ratissage des FAMAs dans la localité. Leur retour s’effectue alors que dans les camps militaires à Djikoroni-Para et au « Camp Kurani » de Koulouba, plusieurs épouses de militaires expriment leur colère et exigent « plus de moyens » pour les militaires au front.

Le camp de Boulkessy qui était entre les mains des groupes terroristes a été donc récupéré par l'armée malienne, selon le communiqué de l'armée. Cela fait suite à de violents combats avec les assaillants.

Les opérations pour l’identification et l’évaluation sont toujours en cours. Selon l'armée malienne, ces actions doivent « permettre de nettoyer la forêt, dont les terroristes ont pris la direction vers la frontière avec le Burkina Faso ».

Après les violents affrontements survenus dans la nuit de dimanche à lundi, le gouvernement avait annoncé un bilan de « 25 soldats maliens tués, 4 autres blessés et évacués à Sévaré, une quinzaine de terroristes neutralisés et une soixantaine de militaires disparus ». Mais selon des sources non officielles, « le bilan pourrait être beaucoup plus lourd ».

La localité de Boulkessy est régulièrement la cible d’attaques armées contre les positions des FAMAs. En mars 2017, une attaque a provoqué la mort d’au moins 11 soldats. En mars dernier, une attaque à Dioura, toujours dans la région de Mopti, faisait état de 23 militaires tués.

A Bamako, c’est la colère et l’indignation chez de nombreuses épouses de militaires. Mercredi soir, les femmes de bérets rouges ont bloqué la route de Djikoroni-Para. L'objectif, selon elles, était d'exprimer leur colère face à ces hostilités. Selon les manifestantes, leurs époux « ne sont pas assez équipés pour faire face à l'ennemi ». Pour cela, elles invitent le gouvernement à « mettre à leur disposition des équipements adéquats ». Elles exigent également « le bilan réel de l'attaque ».

Source : Studio Tamani