La lutte contre le terrorisme en Afrique de l’ouest, principalement sur la bande sahélienne s’intensifie. Après l’annonce d’un plan d’action 2020 au sommet extraordinaire des pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur l’éradication du terrorisme en Afrique de l’ouest, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, reconnaît que la lutte contre ce fléau n’est pas seulement une affaire des pays membres du G5 Sahel, ni une question régionale ou africaine, mais plutôt une question globale.

Même si ce plan d’action 2020 proposé par la Cédéao constitue aujourd’hui l’une des options privilégiées par les pays concernés pour lutter efficacement contre le terrorisme partout où le besoin se fera sentir en Afrique de l’ouest, la question de financement reste toujours un sérieux obstacle. D’autant plus que le besoin financier pour la mise en œuvre de ce plan d’action qui permettra de faciliter le partage direct de renseignements des Etats membres, la formation et l’équipement des Forces de défense et de sécurité, est estimé à environ 600 milliards de francs CFA.

Donc pour gagner ce pari, les pays d’Afrique concernés par le terrorisme, sont obligés d’unir leurs forces avant de solliciter l’appui de la communauté internationale. Mieux, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a reconnu, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies tenue la semaine la dernière à New York, la nécessité de la force conjointe du G5 Sahel dans la lutte contre ce fléau. « Les forces du G5 Sahel nous protègent nous tous du terrorisme. Si ces forces n’ont pas les moyens de lutter efficacement contre le terrorisme, les menaces vont se répandre bien au-delà de la région et ce sont des menaces à la sécurité globale, collective de notre monde », a-t-il déclaré.

C’est dire que même les grandes puissances sont conscientes que la force conjointe du G5 Sahel est cruciale dans la lutte contre les groupes armés extrémistes et les terroristes sur l’ensemble de la bande sahélienne et du reste de l’Afrique de l’ouest. Mais au-delà des beaux discours, ces grandes nations doivent matérialiser leurs soutiens afin de doter la force conjointe de moyens nécessaires capables d'aider à se défendre sur le terrain et de protéger les populations. Sans cela, c’est l’insécurité qui va continuer de gagner du terrain.

« Le temps presse et c’est dans un esprit de complémentarité et d’unité que nous pourrons arrêter la spirale de violence et de souffrance dans la région », a également déclaré António Guterres. Donc, il reste juste une bonne volonté politique des Etats concernés et l’accompagnement franc et sincère des partenaires pour éradiquer ce fléau qui représente une réelle menace pour la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique et bien au-delà.

Ousmane BALLO

Source : Ziré