Le Dialogue National Inclusif est désormais l’un des cadres conçus par les Maliens pour des échanges d'idées sur les questions relatives à la vie de la nation. C’est ainsi que le Groupe de Recherches et d'Actions aux Collectivités Territoriales-Association (GRACT), en partenariat avec le Groupe Énergie Média (GME) et le Renouveau TV, a organisé une causerie-débat le 28 septembre 2019 à la mairie centrale de Kati. C'était sous le parrain de l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga. 

Plusieurs acteurs venus de divers horizons ont répondu à l’appel du GRACT. Il s’agit des acteurs issus des organisations de la société civile, des partis politiques, ainsi que des élus locaux, des autorités administratives, traditionnelles et religieuses. Les débats ont été dirigés par Dr. Fousseyni Doumbia, Me. Ibrahim Ben Mamata Touré, Dr. Ibrahim Boubacar Sow et du Dr. Souleymane Dé. Au menu des discussions, l’on notait des questions comme : Qu'est-ce que le Dialogue National Inclusif ? Pourquoi le Dialogue National Inclusif ? Pour qui le Dialogue National Inclusif ? Quelles sont les attentes ? Quelles sont les craintes que le Dialogue National Inclusif peut soulever ?

Cette initiative a été hautement appréciée par les participants. « C'est une journée mémorable pour Kati et ses habitants. Parce que ce Dialogue National Inclusif fait partie de la nouvelle page de l'histoire du Mali qui permet non seulement aux citoyens de s'exprimer, mais aussi aux autorités d'insuffler une nouvelle dynamique à l'élan de la démocratie. C'est un débat participatif qui est très instructif et constructif. Donc pour ma part, je ne peux que remercier les initiateurs de ce débat à Kati », a déclaré Yoro Ouologuem, maire de la commune urbaine Kati, avant ajouter qu’il faut désormais étendre ce débat dans les zones rurales.

Selon le parrain de la rencontre, l'ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, ce débat permet aux populations de Kati de s’imprégner de l'esprit du Dialogue. « Je pense très sincèrement que les participants ont compris l'esprit du Dialogue  National Inclusif. Donc, il faut continuer à  le préparer en ce sens que nous ne partions pas à une négociation, mais à un échange d'idées entre Maliens et ça c'est très important », a-t-il précisé.

Mme Camara Aminata Konaté, participante, trouve pour sa part qu'il faut désormais impliquer davantage les participants dans les débats. « C'est très bien de se réunir et d’échanger. Mais, je pense qu'il faut que la causerie soit désormais beaucoup plus ouverte », a-t-elle souligné. Lors de ce débat, l’on notait également une grande participation de la jeunesse. 

Amadou Basso

Source : Ziré