Pour mener l’étude, 30 facilitateurs ont été déployés sur le terrain pour collecter des données sur un échantillon de 2097 ménages choisis de manière aléatoire. 

Un consortium de trois organisations, à savoir : le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), l’Union Européenne et le Point Sud, a  effectué  à travers le projet triennal, appelé « Mali-Centre pour la sécurité et le développement » une enquête de perception sur la gouvernance, le développement et la sécurité au Centre du Mali.  Les premiers  résultats obtenus à partir de cette étude, ont fait l’objet une présentation au public. C’était le jeudi dernier, à la faveur  d’une rencontre dite « les assises de Bamako ».

En effet, ce cadre de concertation a été initié pour engager un dialogue entre les chercheurs, les populations locales, les autorités nationales et les partenaires techniques et financiers (PTF). Il a permis de mettre en évidence les problèmes essentiels qui se posent aujourd’hui par rapport à la crise du Centre, tout en envisageant collectivement les réponses les mieux adaptées pour une sortie de crise.

La rencontre  a été faite en tables rondes et en panels. Se faisant, pour chacune d’entre elle a permis d’exposer des thèmes tels que : «  Le Centre du Mali : des chiffres et des récits de vie » ; « Vivre et survivre dans le Centre du Mali : État des lieux de l’agriculture » et « Autorités et institutions locales dans le Centre du Mali : rôles et fonctions ».

Ces tables ont été suivies de panels, permettant d’échanger sur : « Regards croisés sur le Centre du Mali : perspectives nigérienne, burkinabé et tchadienne » et « Quelles voies pour la paix et le développement dans le centre du Mali » pour clore la journée.

Les résultats engrangés par l’étude ont porté  sur la gouvernance, le développement socio- économique et la sécurité. Par rapport à la gouvernance, l’étude relève une large absence des autorités étatiques. De même, plus de 70% des populations vivent des modes de production du secteur primaire.

Pour le volet sécuritaire, les habitants locaux accordent une grande présomption d’efficacité aux acteurs sécuritaires non- étatiques. Et les acteurs internationaux et sous régionaux sont considérés comme étant les moins efficaces.

Auparavant les participants ont visionné une vidéo de Soussaba Cissé, intitulée « AKILI SIGUI », après les différentes allocutions d’ouverture, prononcées respectivement par le représentant de l’Union européenne, le Dr Grégory Chauzal de SIPRI et le Pr Mamadou Diawara du Point Sud.

De rappel, le projet triennal «  Mali-Centre pour la sécurité et le développement » est financé par  l’Union européenne et mis en œuvre par le SIPRI et le Centre de recherche et d’études, le Point Sud. Concernant spécifiquement les régions de Mopti et Ségou, ce projet suit les tendances émergentes en matière de sécurité et de développement, à travers des enquêtes quantitatives et qualitatives. Il suit également de manière régulière les indicateurs de sécurité et de développement, à la base  de questionnaires distribués tous les trois ans.

Diakalia M Dembélé

Source: 22 Septembre