Très déçue et mécontente du décret N°2018-541/P-RM du 05 juillet 2018 et N°2018-0653/P-RM du 08 août 2018, la coordination des comités syndicaux des Directions de l’Administration et des Finances (DAF), ceux des directions de ressources humaines (DRH) ; des cellules de planification et de la statistique (CPS), ainsi que des directions des finances et du matériel (DFM) de la Primature et des départements ministériels a décidé d’aller en grève le lundi 26 jusqu’au vendredi 30 août 2019.

Ces responsables syndicaux l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse tenue le 21 août 2019 à la Bourse du Travail de Bamako. Ainsi, cet énième mot d'ordre de grève intervient après l’exécution de six autres sans gain de cause. Pour cette fois-ci, les grévistes retiennent un seul mot : ‘’l’injustice’’. Laquelle serait commise par les autorités malienne dans l’adoption des décrets N°2018-541/P-RM du 05 juillet 2018 et N°2018-0653/P-RM du 08 août 2018.

Pour  la coordination des comités syndicaux de la DAF, des DRH, des CPS et les DFM de la Primature et des départements ministériels, leurs services ont été  injustement défavorisés à cause desdits décrets contrairement à ceux de leurs collaborateurs directs de la direction générale du Budget ; de la direction nationale de la planification du développement ; de la direction nationale du contrôle financier et le personnel des services du ministère de la Fonction publique. Par ces décrets, ceux derniers bénéficient aujourd’hui des primes et indemnités allant de 5 000 F à 200 000 CFA, selon les catégories et fonctions.

Aussi, les grévistes dénoncent et regrettent surtout la mauvaise foi du gouvernement qui, depuis le début de cette réclamation syndicale,  n’a présenté aucun mémoire. Selon le coordinateur des comités syndicaux de la DAF, DRH, CPS et les DFM de la Primature et des départements ministériels, Issa Sinayoko, l’échec des négociations s’explique par le fait que le gouvernement n’a pas présenté un vrai document pour engager les négociations, alors que la coordination a fourni son mémoire. « Aujourd'hui, on ne peut même pas parler de point de blocage parce qu'on a même pas démarré les négociations », a-t-il précisé.

Une chose est sûre, la Coordination est déterminée à gagner cette bataille, selon elle, pour rétablir la justice et remettre ses militants dans leurs droits. « Nous demandons aux camarades membres de respecter le mot d'ordre sans aucune crainte, car c’est dans l'unité que nous gagnerons cette bataille » a-t-il lancé.

Amadou Kodio / Afrikinfos-Mali