La cour d’appel de Bamako a confirmé, lundi 9 février 2026, la peine prononcée contre l’ancien Premier ministre Moussa Mara : deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme. Cette décision judiciaire a immédiatement suscité une réaction d’Amnesty International, qui appelle les autorités maliennes à annuler la condamnation.
L’organisation de défense des droits humains estime que cette affaire dépasse le seul cadre judiciaire. Elle y voit un signal préoccupant sur l’état de la liberté d’expression au Mali, évoquant une restriction croissante des voix critiques dans l’espace public.
Arrêté le 1ᵉʳ août 2025, Moussa Mara est poursuivi pour atteinte au crédit de l’État, incitation au trouble à l’ordre public et opposition à l’autorité légitime. Selon Amnesty International, ces accusations seraient infondées et trouveraient leur origine dans une publication sur le réseau social X, où l’ancien chef du gouvernement exprimait sa solidarité envers des détenus d’opinion.
Dans un message publié sur Facebook, son avocat, Maître Mountaga Tall, a indiqué qu’un pourvoi en cassation sera introduit afin de contester la décision de la cour d’appel et d’obtenir la libération de son client.
Pour Amnesty, cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large marqué, selon l’organisation, par l’incarcération de plusieurs figures politiques et acteurs de la société civile au Mali.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 11/02/2026 by Ousmane BALLO
